Centre sportif Desjardins, art public

Centre sportif Desjardins de l’école secondaire La Frontalière à Coaticook

Intégration de l’art à l’architecture.

affranchir la ligne,  œuvre qui trafique et joue avec l’iconographie du gymnase et aborde l’exploration et la recherche de liberté.  Deux sculptures, une murale en relief et une suspendue, se répondent de part et d’autre de la passerelle.  Elles sont composées lamellés collés d’érable, traversées de bandes de peinture comme les lattes d’un plancher de gymnase, et formées en grande courbes sinueuses, tout contraire au comportement attendu d’un plancher.  D’un côté, sur le mur du gymnase, des planches alignées émergent, se cambrent et se séparent.  Dans le hall qui mène à l’école, d’autres planches encerclent un rayon central puis divergent, comme des racines ou branches se déployant dans l’espace environnant, chacun cherchant sa propre voie.

L’ensemble prend une forme abstraite mais évocatrice, libre à l’imaginaire de chacun, suggérant  des  formes diverses de rassemblement, rayonnement, tourbillon, nid, galaxie.  L’illusion de rotation lui confère mouvement et énergie.

Étudiants, personnel et visiteurs peuvent prendre plaisir dans l’incongruité de ces lattes en liberté, mais au delà du délire,  se dessine la quête d’individualité, la recherche d’identité fondamentale à l’adolescence.   La force du tourbillon peut être centrifuge ou centripète, les planches se déroulant ou s’enroulant selon la perspective, comme nos désirs contradictoires de se démarquer et de se fondre, de fuir et d’appartenir.


Public art in Coaticook

Title is affranchir la ligne, a public art commission for the lobby of a sports complex, plays with the iconography of the gym floor, bending wood into curves and twists like floorboards set free.  The freeform curves evoke the energy of athletes and the rebellious adolescent quest for identity.  The artwork is composed of two pieces.  In one, five boards seem to emerge from the wall and probe the space around it.  In the second piece, suspended over the lobby, a dozen boards unfurl from a central radius creating a whirlwind of wood.

Like the floor in the adjacent gymnasium, the work is made of maple and painted with colored lines.  Unlike the floor,  in the artwork the wood is shaped by bent lamination and the colored lines are fractured as the boards go their separate ways.

The title affranchir la ligne means literally to set the line free.  It also calls to mind the common expression franchir la ligne: to cross the line –  like the winner of a race or a rule-breaker, liberty and virtuosity combined.