Bibliothèque de kirkland

La somme des parts, 2011

Bibliothèque municipale de Kirkland. Intégration de l’art à l’architecture.
La somme des parts est composée de capsules d’acrylique, remplies de verre brisé, assemblées dans une structure arborescente en acier inoxydable soudé. Suspendue dans la cage d’escalier et inaccessible au toucher, l’œuvre anime le hall d’entrée par le jeu de lumière réfractée dans le verre, et le jeu des symboliques.

De loin, on perçoit les contours de l’œuvre qui suggèrent tantôt des chemins entrelacés, tantôt un jeu de mots croisés, tantôt une schématisation de réseau. Ces diverses interprétations nous renvoient au monde de la communication, qu’elle soit géographique, linguistique, technologique…
En s’approchant, on distingue les capsules qui composent le tout, évoquant la relation entre cellule et organisme, pixel et image, individu et communauté.
Quant au contenu des boîtiers, les tessons de verre étincelants offrent encore le jeu entre fragmentation et regroupement, matière chaotique et ordre cohérent. La plupart des capsules contiennent des bouteilles brisées, porteuses de messages, contenants contenus… et les observateurs attentifs découvriront le contenu particulier de quelques unes des capsules : les éprouvettes, béchers, lunettes, ampoules, tasses graduées, flûtes de champagne, billes de verre qui remplissent certaines capsules , rappelant l’interdisciplinarité et la multiplicité des savoirs.
Le va-et-vient entre interprétations et réactions possibles dynamise la relation avec l’œuvre. L’œuvre n’a pas un sens statique, mais propose une zone ouverte à l’imaginaire et l’intellect de l’observateur.